foxytradingclub.com -Au Foxy Trading Club nous ne relevions pas les pronostics de certains spécialistes stipulant au détour de colonnes traitant de la finance que le départ de Berlusconi provoquerait un rattrapage mécanique des taux obligataires italiens.
D'aucuns mettaient en exergue l'hypothèse d'une baisse de 100 PdB sur le papier à 10 ans, montés selon eux sur uniquement une spéculation sans vergogne ayant pour cible Le Cavaliere et que par une annonce de démission du chef du gouvernement, inéluctablement les marchés se devaient d'en prendre acte en revenant dans une confiance un peu plus optimiste à l'endroit de la solvabilité de la botte.
Sauf que... dans les arcanes de la haute finance on ne peut jurer de rien ! Et ce qui devait arriver arriva : le contraire évidemment. Désormais dans les salles de trading, beaucoup s'interrogent sur l'ère de l'après Berlusconi. D'ailleurs, il appert que le successeur au fauteuil de premier ministre soit un très proche de l'"insubmersible" comme on l'appelle en terre transalpine. Aura-t-on de facto un scénario diplomatique à la Russe avec un Poutine dans l'ombre de Medvedev ? La grande question est surtout de savoir si un retour aux normes de Rome en matière d'endettement est possible. Car si on change de personnage à la tête de l'exécutif, le passif, lui, ne varie guère ! Ces 1900 milliards € gonflant la dette à 120% du PIB national pèsent très lourd sur la crédibilité du pays. Puis, le prochain gouvernement sera-t-il à la hauteur afin de boucher le déficit ? Parce que, si on sait qui l'on quitte, on ne sait pas qui l'on va trouver dorénavant. Ainsi, les troubles sont toujours aigus et la hausse du rendement des obligations a franchi le "ruby-con" (trop tentant : impossible d'y échapper !) des 7% en raison de toute la tourmente politicienne dans la péninsule. Notons que cette fameuse barre fatidique fut le détonateur d'une intervention européenne afin de venir à la rescousse d'autres périphériques naguère à l'image du Portugal ou de la Grèce. Ce niveau de taux étant jugé comme un seuil critique et insoutenable pour le financement des états.
S'agissant de la Grèce et des gesticulations à la tête du gouvernement, là aussi il y a anguille sous roche puisque le pressenti nouveau premier ministre Papademos veut également hériter du poste de ministre des Finances jusqu'ici sous la responsabilité de Vénizélos et botter en touche toute notion d'élections anticipées d'après des sources bien informées. Autant dire que l'accord entre Papandréou et Samaras a du plomb dans l'aile. Dans ces conditions, les opérateurs du forex se ruent à nouveau sur le caractère défensif du dollar au détriment de l'euro en particulier. Il est à constater que le spread entre l'étalon bund et l'OAT de l'Hexagone continue de se creuser : la signature allemande représente le nec plus ultra refuge sur le marché obligataire alors que le triple A français ne fait plus trop recette. Attention donc à ce que la spéculation ne s'attaque à Paris, prochaine cible naturelle et arythmétique de l'euro zone après l'Italie, troisième puissance économique du continent...
Techniquement, nous soulevions une fourchette de trading forex à surveiller en quémandant de scruter...........................................................
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