foxytradingclub.com -Quand bien même nous aurions la valse des personnages à la tête de l'exécutif grec et italien que les problèmes des dettes pharaoniques dans ces pays subsistent semblent avouer les salles de trading !
En Grèce donc, le feuilleton de la nomination au poste de Premier ministre de Papadémos après les négociations épiques des jours derniers est fini. L'ancien banquier central de la nation hellène et européen convaincu a pris effectivement les rênes du gouvernement. D'emblée, il a tenu à s'ériger en ardent défenseur de l'euro bien entendu : "L'euro est un gage de stabilité monétaire" et aussi "un facteur de prospérité économique" ; telle est en substance la teneur du premier discours de celui qui fut l'artisan de l'entrée d'Athènes dans l'euroland (et donc l'un des instigateurs de l'erreur en 2001 -selon Sarkozy- de propulser la Grèce au sein de la zone euro). Comment d'ailleurs peut-on avoir ce genre de jugement quand justement beaucoup estiment à la lueur des constats actuels, que c'est l'entrée dans l'euro zone qui a précipité la nation vers la faillite ? Lorsqu'on entend Papadémos, heureusement qu'il y a l'euro... N'est-il pas culotté d'alléguer à un peuple exsangue et qui se déchire sur les plans d'austérité imposés par la troïka des bailleurs de fonds que la monnaie unique européenne "est un facteur de prospérité" ?! En ces temps de peur de contagion de la crise budgétaire à l'ensemble de la région Europe, il aurait certainement mieux valu à ce vice-président de la BCE de faire profil bas car si l'euro est "une garantie de stabilité monétaire", soit il a une poutre dans l'oeil, soit il est à côté de la plaque. L'heure est aux ronds de jambes. Nous le comprenons et il convient de brosser dans le sens du poil les créanciers. Certes. Néanmoins, tandis que la diplomatie du vieux sol reconnaît que nous traversons une drôle de tourmente, il est à tout le moins déplacé de claironner que l'euro est une chance. C'en est une SI et SEULEMENT SI les états font montre d'une rectitude dans leur budget. En somme, on ne peut y voir là un filet de protection lors de gabegies orchestrées ! La preuve, de nos jours zone euro ou pas, les fondamentaux économiques reprennent le pas sur l'utopie des Hommes : il faut coûte que coûte solder les excès.
En Italie, nous avons la même ritournelle politicienne qui émane des tractations. Berlusconi part. Le soulagement fut de courte durée puisque derrière Le Cavaliere, il règne une odeur de chaos terrifiante. Comment son successeur va-t-il s'y prendre avec les 120% du PIB de dettes que traîne la botte ? Cessons s'il vous plaît de croire à l'homme providentiel qui d'un coup de baguette magique va éponger les 1900 milliards € ! Les marchés financiers ont tiré la sonnette d'alarme depuis longtemps et appuient désormais où ça fait mal : les rendements obligataires de Rome. Déjà endettée jusqu'au coup, la troisième puissance économique du vieux sol est aculée dans les cordes par une spéculation féroce sur la crédibilité de sa solvabilité. Au Foxy Trading CLub nous relations dans l'analyse forex de la veille que certains s'étaient mis le doigt dans l'oeil en croyant que par l'éviction de Berlusconi, la signature italienne sur le 10 ans perdraient une centaine de PdB. Que nenni ! A contrario, elle s'est emballée à un niveau insoutenable à 7.4%. Dans ces conditions, on comprend aisément que ce n'est pas une personnalité qui est visée par les opérations spéculatives, mais bel et bien la capacité à épurer les comptes.
Enfin, dans le tour du propriétaire de l'effet systémique, la France. Nos OAT ne font plus recette disions-nous en filigrane ! L'écart des taux entre bund et nos obligations est à lui seul éloquent : 160PdB de différence. Les salles de marchés ont donc a priori déjà fait deuil du triple A hexagonal. Surtout que pour ne rien arranger au tableau, Bruxelles a revu sévèrement au pessimisme la croissance européenne et française. L'UE anticipe dorénavant en 2012 une croissance d'à peine 0.6% ! Quand on sait que Fillon avait prévu un budget d'abord calqué sur 1.75%, puis voici quelques jours dans son annonce du plan de rigueur à 1%... Il va falloir ferrailler sec et cela très rapidement afin de sortir de nouvelles mesures d'austérité pour parer à cette correction malheureuse des hypothèses de croissance dans notre pays. A l'aune de ce que pense Attali, Paris n'aura plus la note maximale prochainement. C'est quasiment une évidence qui se précise un peu plus chaque jour avec un étau qui se resserre inextricablement.
Techniquement, nous conservons nos vues...............................................................
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