foxytradingclub.com -Dire que les adjudications hier des Trésors espagnol et italien ne représentaient finalement qu'une formalité pour des cambistes détendus au possible à l'issue de la levée obligataire du Portugal mercredi serait réducteur.
Pourtant, c'est l'esprit même de ce qui se produisit avec d'abord une concentration à l'apogée pour l'opération de Lisbonne puis, un relâchement de soulagement derrière au point que le forex ne se préoccupait plus vraiment de ces affaires-là !
Le Foxy Trading Club le rappelait pas plus tard qu'hier dans son Edito du marché des changes : tout va très vite sur les marchés financiers...
Ainsi Madrid et Rôme ont réussi à placer leurs emprunts mais à des taux de rendements se tendant assez fortement comparativement aux opérations de même type de novembre 2010.
Pour autant, le papier étatique rassembla une sur-souscription qui plut à la communauté.
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse en somme !
Toutefois, l'euro resplendit de tonus à la faveur de cette actualité sur l'obligataire car admettons-le volontiers, tout ce qui touche aux dettes publiques du vieux sol est catalogué comme un sujet épineux. D'ailleurs le cac 40 à l'instar des autres bourses mondiales se sera vu projeter plein nord en l'espace de 48 heures uniquement sur la foi des résultats de ces manoeuvres des périphériques.
Sarkozy marche sur les pas de Merkel puisque jeudi il a mis en garde l'Irlande sur le fait que l'aide financière qu'a soucrite Dublin auprès de l'UE et du FMI lui imposait selon le chef de l'état français un devoir "moral" de revoir sa fiscalité (l'impôt du tigre celtique sur les sociétés est le plus bas d'Europe, ndlr).
On comprend donc à travers cette revendication que les pays quémandant le soutien du FEFS (fonds permanent européen) devront se rallier aux exigences des membres forts de l'euroland in fine...
Des concessions qui déjà empoisonnent les gouvernements face à des plans d'austérité draconiens afin de bénéficier de l'enveloppe de rescousse ; mais si des pressions supplémentaires venaient à s'immiscer tout au long du prêt, il faut craindre qu'à terme des frictions ne surgissent entre créanciers et nations en difficultés.
A trop tirer sur la corde, elle rompt. C'est probablement un des dangers qui guettent notre zone. Tenir l'autre par la barbichette pourrait devenir un jeu très périlleux, surtout que dans cette jungle, les plus forts (Allemagne et France) ne sont guère à l'abri en dépit du triple A hexagonal réitéré comme sûr par Moody's hier.
Evidemment la réunion de politique monétaire du conseil des gouverneurs de la BCE n'a rien changé.
Le refi est solidement implanté sur son 1% tandis que dans les propos de Trichet (comme nous le subodorions), une légère pointe d'agacement s'est vérifiée quand le chef de la banque centrale évoqua l'inflation sur le vieux sol.
Le Français tout en affirmant que le risque était sous contrôle, a concédé que la hausse des prix de l'énergie pourrait avoir un impact sur un retour à la normale dans ce domaine.
Certes, les taux sont "appropriés" et il n'est en rien question de bouger quoi que ce soit sur les mesures accommodantes de l'institution francfortoise. Cependant le plafond prescrit à 2% est à même d'être durant quelques mois inquiété par la résurgence du coût de la vie sur cette rive de l'océan... et Jean-Claude n'aime pas être titillé sur sa stabilité des prix... Comment va-t-il s'y prendre alors que des fourmillements lui démangent les doigts quand il passe devant le curseur des taux directeurs ? A suivre...
Le dollar a subi les conséquences de ce regain de ferveur sur les actifs à risques contre l'euro.
En outre, Moody's et Standard & Poor's ont jeté le discrédit sur la solidité des USA en prévenant que la dette us pourrait passer à surveillance négative sous 24 mois.
De plus, les allocations chômage de la semaine précédente ont été plus fournies, un peu contre le cours des anticipations.
L'euro n'en demandait pas tant pour asseoir son appétit revenu sur l'échiquier graphique, contrairement à une accalmie (et même une baisse) que nos services prévoyaient, à tort.
Dans ce contexte, l'élan de l'euro paraît très puissant et rien n'arrête la flambée des cours sur 72 heures.
Quand on voit des marubozus blancs aussi décidés, on est en droit de se demander quel élément adoucirait le mouvement !
Biser 1.3400 avant le week-end (38.20% retracé de la baisse depuis novembre 2010) paraît la.............................................
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