Les bourses mondiales ont plongé de plus de 20% la semaine dernière. Le mouvement de baisse s’est ainsi brutalement accéléré avec des opérateurs qui ont vendu à tout prix. Les marchés actions ont bel et bien capitulé, de telle sorte que la baisse atteint généralement entre 40% et 50% selon les places financières, depuis le 1er janvier 2008. La hausse des 5 dernières années est ainsi effacée en quelques mois.Au-delà de cette correction salutaire, on peut tenter d’entrevoir les prémisses d’un nouvel ordre politico-financier mondial. Certains parlent de déplacement du centre de gravité vers l’Est, je pense qu’ils n’ont pas tord.Asphyxiés par de mauvaises dettes que le système a laissé se démultiplier, les consommateurs, banquiers et Etats sont désormais en grande difficulté car il est venu le temps de régler la note.Pour le moment, il a été décidé d’en reporter une partie – via d’incroyables plans de sauvetage - sur le contribuable, donc infine sur le consommateur qui lui-même est déjà endetté et dont le taux d’épargne avoisine les 0% depuis quelques années aux USA.Mais qui sont ces créanciers – si optimistes - qui acceptent la réception de ce chèque en blanc sans broncher?Car, s’agissant des 1'000 milliards et plus qu’il va falloir sortir dans la durée, il faut être sacrément optimiste pour imaginer que le Trésor US les financera par une hausse généralisée de l’impôt qui anéantirait tout redémarrage de l’économie américaine.C’est donc effectivement la solution de l’achat de bons du Trésor par l’étranger qui devrait permettre de financier des 1'000 milliards et plus. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ?Que des Etats ou des privés prêtent de l’argent aux USA – acceptent de détenir encore un peu plus de dette US - en contrepartie d’un intérêt qui devra par ailleurs couvrir une probable baisse du dollar. De quel intérêt parle-t-on ? Moins de 4% aujourd’hui.Détenir aujourd’hui de la dette US rémunérée à moins de 4% relève d’un acte politique plutôt que d’un calcul financier. Autrement dit, le krach obligataire n’est pas loin. Passer des actions aux obligations d’Etat était jusqu’à maintenant appelé « Fly to quality ». « Fly to bankruptcy » pourrait devenir plus approprié.Que faire donc ?Surtout ne pas acheter de la dette souveraine lorsque celle-ci est déjà abyssale et lorsque l’économie du pays en question plonge.Pour le long terme, attendreminimum mi-2009 avant de revenir sur les actions. Pour ceux qui n’avaient pas les moyens d’acheter une résidence principale, attendre également jusqu’à mi-2009 début 2010. Le pouvoir d’achat de votre cash aura explosé d’ici là. Le crédit à 10-15 ans redeviendra la norme.Restez cash en plaçant une partie de ce cash sur l’or (10-20%) en attendant le nouvel ordre monétaire mondialEdouard Martinwww.trendis-yourfriend.com
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